Voyage à travers cette culture aux multiples facettes, entre musique liturgique et musique populaire, où danses, chants et percussions apparaissent toujours étroitement liés.
Le 27 octobre 1492, Christophe Colomb arrive sur l’île qui s’appelle aujourd’hui Cuba. Elle était alors habitée par des Indiens qui vivaient de la pêche, de la chasse et d’une agriculture rudimentaire. Peu après, les premiers conquistadores espagnols arrivent à Cuba et s’y installent. La population indigène est exterminée systématiquement et remplacée par les esclaves arrivant de l’Afrique en nombre toujours croissant et les Espagnols se retrouvent seuls maîtres de l’île.
Au milieu du 19ème siècle commence la lutte contre le joug espagnol avec la guerre des 10 ans. José Marti devient l’apôtre de cette lutte. Il engage en 1895 la guerre d’indépendance.
Depuis le début du 19ème siècle, les Nord-Américains commencent aussi à s’intéresser à Cuba pour des raisons stratégiques. Après maints déboires contre l’Espagne, le traité de Paris, signé en décembre 1898 par les deux pays (en l’absence des Cubains), met fin à une guerre. Et Cuba, au lieu d’avoir conquis sa liberté, reçoit un nouveau maître. Le 1er janvier 1899, s’établit le gouvernement d’occupation nord-américain dans l’île.
Aujourd’hui, l’occupation par les Etats-Unis continue encore avec la base de Guantanamo, au sud de l’île. En 1902, le premier président cubain, Tomas Estrada Palma est élu. Les 50 années suivantes seront marquées par une mainmise américaine sur les affaires cubaines. A part une petite couche de grands propriétaires terriens, la population s’appauvrit de plus en plus et La Havane se convertit en tripot et en bordel pour les riches Américains. En 1933, la révolte cubaine, qui se préparait depuis longtemps, éclate. Mais, une fois de plus, les Américains remettent les choses en ordre. Dans les coulisses apparaît le sergent-sténographe Fulgencio Batista qui collabore avec eux à l’installation d’un nouveau gouvernement fantoche. Et tout continue comme avant. En 1952, Batista prend le pouvoir lui-même, par coup d’Etat, un pouvoir dont il usera et abusera jusqu’au 1er janvier 1959, date à laquelle Fidel Castro et ses rebelles le chassent de l’île.
En 1961, les Etats Unis rompent leurs relations diplomatiques avec Cuba et, après une série de sabotages et bombardements, Castro proclame le caractère socialiste de la révolution. En avril, c’est la tentative d’invasion armée de la Baie des Cochons, repoussée par les milices cubaines. Kennedy admet sa pleine responsabilité, reconnaît son échec et décrète le blocus économique et politique de Cuba, encore en vigueur aujourd’hui.