20-06-2008
 

Pages vues : 288

Les danses populaires


Actuellement les influences musicales provenant de Cuba se répercutent à l’intérieur de styles différents comme le jazz, le rock et même dans la musique classique et contemporaine. La musique afro-cubaine continue d’être une source intarissable pour les musiciens et compositeurs de tous horizons.


La musique latine dans les années 1920 – 1930


Bien que les racines de la salsa soient déjà présentes aux Etats-Unis au milieu du 19ème siècle, dans les années 1920 et 1930 les principaux éléments de cette musique émergèrent de façon beaucoup plus forte. Dans le quartier « El Barrio », centre de la communauté portoricaine à New-York, les stations de radio, les théâtres espagnols et les compagnies d’enregistrement latines s’installent.

A la fin des années 1920, la musique latine avait deux types de public : la foule angloaméricaine des nights clubs, initiée pour la première fois aux rythmes afro-cubains à travers la rumba et le public de « El Barrio » ; plus tard, ce sera au tour du Bronx.

Durant les années 1930, il y eut une fusion significative entre les musiciens latinos et les musiciens afro-américains comme Alberto Socarras, Nicholas Rodriguez et Juan Tizol rejoint par les orchestres de swing qui ajoutent au jazz une touche latine. Juan Tizol composa plusieurs morceaux aux influences latines comme « Caravan » qui a rendu célèbre Duke Ellington. Cab Calloway, dont le groupe a tenu pendant longtemps la tête d’affiche du Cotton Club, a été influencé par le « son latin » à travers des morceaux comme « Minnie the Moocher » et « Chili con conga ». A la fin des années 30, la musique latine avait influencé très fortement la musique des clubs de jazz et de swing les plus fréquentés et ceux du quartier d’El Barrio.


La musique latine dans les années 1940-1950


Pendant les années 1940, la fureur du mambo déboule en force. Machito, le groupe de Franck Grillo, est créé, alliant à la fois le swing et les rythmiques caribéennes, ainsi que leur style vocal. Originaire de Cuba, le mambo arriva aux Etats-Unis avec deux versions distinctes : un style musical cubain très fort associé à New York, attribué à Israel Cachao et un style « West Coast », plus dilué, attribué à Perez Prado. A la fin des années 1940, le latin jazz voit s’établir des collaborations entre des musiciens comme Dizzy Gillespie et des musiciens latinos, créant une fusion des genres connue sous le nom « Cubop », comme celui pratiqué par le Machito’s AfroCubans. Les musiciens de jazz comme Gillespie, Stan Kenton et Charlie Parker furent particulièrement influencés par cette nouvelle vague.

Ainsi dans les années 1950, la folie du mambo s’empare de toute l’audience anglo-américaine, pour être remplacée seulement par le cha cha cha. Les musiciens latinos commencèrent à utiliser beaucoup plus les ingrédients traditionnels des Caraïbes dans leur travail, incluant des merengue dominicains, les plenas et bombas portoricaines. En 1950, le légendaire maître de la salsa, Tito Puente, réalise ses albums les plus populaires dans les styles jazz et latins.

Avec le mambo, le cha cha cha, le latin jazz et le merengue, la plena, la bomba aujourd’hui connue comme faisant partie du patrimoine familier des musiciens latins, les fondations de la musique appelée salsa étaient posées.


La musique latine dans les années 1960 et plus


Dans les années 1960, il y eut une réapparition très virulente des influences cubaines latines populaires et de la musique jazz, provoquée par un afflux d’immigrés. Avec l’aide de Fania Records, une maison d’enregistrement latine indépendante basée à New York, les influences caribéennes de Ray Barreto, Eddie Palmieri, Celia Cruz et Larry Harlow, entre autres, ont été largement distribuées. Sur la côte Est émergea le « bugalu », mélange de musique latine et de soul music amené par Willie Colon, Joe Cuba et d’autres. Sur la côte ouest, la bossa nova fut apportée par Charlye Bird et Stan Getz.

Dans les années 1970, le nom de salsa devint un terme populaire pour désigner la musique latine à New York, concernant les Cubains, les Portoricains mais aussi les Colombiens et les Panaméricains. Le rock latino, de la même façon, trouve ses racines en Afrique, dans les percussions cubaines et brésiliennes, et fut amené de la côte ouest américaine par les groupes Chicanos et Santana.


La musique latine dans les années 1980–1990


Depuis les années 1980, une nouvelle vague de musiciens cubains épris de liberté et soucieux d’élargir leur vocabulaire musical au contact de jazzmen et d’artistes de différents bords, s’est exilée aux Etats-Unis : Paquito D’Rivera, Ignacio Berroa, Daniel Ponce, Puntilla (Orlando Rios), Arthur Sandoval, Gonzalo Rubalcaba, Juan Pablo Torres, Omar Sosa. Pourtant, malgré les difficultés économiques du pays, jazz et musique populaire possèdent toujours la même vitalité.

Au début des années 1990, surgit à La Havane la Timba, avec des groupes tels Dan Dén, Paulito y su elite, Manolito y su trabucco, NG La Banda, La Charangua Habanera, Manuel Gonzales (El Medico de la Salsa).

L’ouverture au tourisme depuis 1991 a favorisé l’engouement actuel pour la musique cubaine. En 1993, le gouvernement légalise le dollar et encourage la musique afin d’attirer les devises. Les stars de la Timba : Issac Delgado, David Calzado, Manolin, Paulito, invités à l’étranger et payés en dollars, paradent aujourd’hui dans des voitures de luxe et des vêtements de marque. Les paroles de leurs chansons expriment ces nouvelles préoccupations mercantiles et sombrent parfois dans la vulgarité. La plupart des autres musiciens effectuent en revanche des tournées dans l’île dans des conditions de confort les plus sommaires.

En marge de la Nueva Timba, des ensembles plus originaux se sont constitués dont Sintesis, crée par le chanteur Lazaro Ros, le quintette à cordes Diapason, qui interprète de la musique populaire, Habana Sax ou les groupes vocaux comme Sampling.

D’autres instrumentistes et chanteurs préservent, eux, les racines afro-cubaines : le Cojunto Folklorique National, les rumberos de Callejon de Hammel, ruelle du Centro Habana décorée par le peintre Salvador Gonzalez et consacré à la culture noire, les groupes Yoruba Andabo, Clave y Guaguanco, etc.

   

N'hésitez pas à laisser un commentaire.
Si vous souhaitez une réponse personnalisée, LAISSEZ VOTRE MAIL DANS LE CORPS DU MESSAGE  Fil RSS des commentaires
 

 


Ajouter votre commentaire
Nom
E-mail
Titre  
 
Commentaire
 
Caractères restant: 600
   m'avertir par mail si ce commentaire est suivi
  Cette image contient un texte  brouillé , il utilise une combinaison de couleurs, de taille de polices, fond d
Veuillez introduire ce que vous voyez:

   
   

Aucun commentaire posté



mXcomment 1.0.8 © 2007-2008 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
< Précédent   Suivant >