20-06-2008
 

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Musiques et danses semi-religieuses


Après l’extermination de la population aborigène par les conquérants espagnols, s’est développée une nouvelle population cubaine, résultat du mélange entre Espagnols et Africains. La danse et la musique contiennent des éléments pris dans les différents groupes ethniques qui formèrent cette population. Les traditions, croyances et coutumes amenées par ces immigrants furent modelées au cours des siècles par les conditions économiques, sociales, politiques et géographiques pour donner ce qui sera la culture nationale. Les racines principales sont hispano-africaines, avec, plus tard, des apports franco-haïtiens, asiatiques et autres, mais chaque fois le peuple cubain sut enrichir son style de vie en intégrant ces différentes composantes.

L’élément religieux provenant de ces ethnies est profondément lié à beaucoup de manifestations culturelles (danse, musique, etc.) et cohabite avec les expressions profanes développées parallèlement. Les percussions et danses folkloriques cubaines rassemblent des éléments africains et européens mais avec une forte prédominance des premiers. Les percussions et les danses d’origine Yoruba à Cuba se détachent par leurs variété, expressivité et richesse de mouvements. Les rites et fêtes religieuses de la dénommée Regla de Ocha, plus connue sous le nom de Santeria, sont l’expression la plus forte à Cuba.

Actuellement, on peut observer que des danses ont perdu leur caractère ésotérique et se sont incorporées au répertoire des ensembles de danses professionnels et amateurs. De plus, beaucoup de mouvements et de pas de ces danses se sont intégrés aux danses populaires de salon comme le Mozambique, le Pilon et autres. Les danses Congos d’origines bantoue sont un mélange hétérogène de gestes et de pas. Elles sont très importantes dans les cérémonies des Paléros, comme dans toutes les manifestations d’origines africaines où les chants sont primordiaux mais n’ont pas la richesse mimique des Yorubas. Les Abakwas s’expriment par l’intermédiaire d’un des personnages les plus pittoresques du folklore cubain, le « petit diable » ou Ireme dont les danses sont parmi les plus caractéristiques du folklore cubain. Il faut situer la naissance d’une fête, d’origine noire, mais d’ordre entièrement laïque, appelée rumba et qui devint bientôt synonyme de la danse ou plutôt des danses du même nom. Il existe trois formes ou styles principaux de rumba : le yambù, le guaguanco et la columbia.

   

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