13-06-2008
 

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Rappel sur l'histoire politique de Cuba


Le 27 octobre 1492, Christophe Colomb arrive sur l’île qui s’appelle aujourd’hui Cuba. Elle était alors habitée par des Indiens qui vivaient de la pêche, de la chasse et d’une agriculture rudimentaire. Peu après, les premiers conquistadores espagnols arrivent à Cuba et s’y installent. La population indigène est exterminée systématiquement et remplacée par les esclaves arrivant de l’Afrique en nombre toujours croissant et les Espagnols se retrouvent seuls maîtres de l’île.

Image Au milieu du 19ème siècle commence la lutte contre le joug espagnol avec la guerre des 10 ans. José Marti devient l’apôtre de cette lutte. Il engage en 1895 la guerre d’indépendance.

Depuis le début du 19ème siècle, les Nord-Américains commencent aussi à s’intéresser à Cuba pour des raisons stratégiques. Après maints déboires contre l’Espagne, le traité de Paris, signé en décembre 1898 par les deux pays (en l’absence des Cubains), met fin à une guerre. Et Cuba, au lieu d’avoir conquis sa liberté, reçoit un nouveau maître. Le 1er janvier 1899, s’établit le gouvernement d’occupation nord-américain dans l’île.

Aujourd’hui, l’occupation par les Etats-Unis continue encore avec la base de Guantanamo, au sud de l’île. En 1902, le premier président cubain, Tomas Estrada Palma est élu. Les 50 années suivantes seront marquées par une mainmise américaine sur les affaires cubaines. A part une petite couche de grands propriétaires terriens, la population s’appauvrit de plus en plus et La Havane se convertit en tripot et en bordel pour les riches Américains. En 1933, la révolte cubaine, qui se préparait depuis longtemps, éclate. Mais, une fois de plus, les Américains remettent les choses en ordre. Dans les coulisses apparaît le sergent-sténographe Fulgencio Batista qui collabore avec eux à l’installation d’un nouveau gouvernement fantoche. Et tout continue comme avant. En 1952, Batista prend le pouvoir lui-même, par coup d’Etat, un pouvoir dont il usera et abusera jusqu’au 1er janvier 1959, date à laquelle Fidel Castro et ses rebelles le chassent de l’île.

En 1961, les Etats Unis rompent leurs relations diplomatiques avec Cuba et, après une série de sabotages et bombardements, Castro proclame le caractère socialiste de la révolution. En avril, c’est la tentative d’invasion armée de la Baie des Cochons, repoussée par les milices cubaines. Kennedy admet sa pleine responsabilité, reconnaît son échec et décrète le blocus économique et politique de Cuba, encore en vigueur aujourd’hui.



Origines des danses et musiques religieuses



L’Amérique a été découverte en 1492, mais ce n’est qu’après le début de la conquête en 1511 que les coutumes espagnoles s’implantèrent.

Lors des dernières décennies du 18ème siècle, Cuba était une île relativement peu développée, avec une économie principalement basée sur l’élevage et la culture du tabac. La culture intensive de la canne à sucre, qui commença au 19ème siècle, transforma l’île en société agricole, et la demande d’esclaves africains, introduits à Cuba par les Espagnols au début du 16ème siècle, s’accrut de façon dramatique. La traite des esclaves avec la côte ouest africaine explosa et l’on estime à près de 400 000 le nombre d’Africains qui furent amenés à Cuba entre 1835 et 1864 (soit 1150 personnes par mois pendant 29 ans). En 1841, les esclaves africains composaient plus de 40% de la population.

Les esclaves africains amenés dès le commencement, jusqu’à la fin du 19ème siècle, influencèrent directement la société cubaine. Fernado Ortiz comptait une centaine de groupes ethniques africains à Cuba au 19ème siècle et estimait qu’à la fin de ce siècle, quatorze nations distinctes auraient préservé leur identité culturelle sous forme d’associations d’aide mutuelle et de clubs sociaux appelés « cabildos », sociétés formées de noirs libres et d’esclaves provenant des mêmes pays d’Afrique, et qui incluront plus tard leurs descendants.

Juste après l’émancipation de 1886, les cabildos furent forcés d’adopter le nom du Saint Patron catholique, de s’enregistrer auprès des autorités religieuses locales et, lorsqu’ils furent dissous, de donner leurs biens à l’église catholique.

Paradoxalement, ce fut parce que l’église soutint les cabildos, que les religions afro-cubaines et les identités ethniques survécurent. Même après leur dissolution officielle à la fin du 19ème siècle, beaucoup furent maintenues de façon informelle et restèrent populaires sous leurs anciens noms africains. Quelques-unes ont d’ailleurs survécu jusqu’à aujourd’hui. Les cabildos n’ont pas seulement préservé les pratiques africaines spécifiques aux différentes ethnies, leurs membres ont réuni et synthétisé de façon créative beaucoup de coutumes africaines régionales, dont certaines, comme les Yorubas, furent longtemps séparées par les migrations et les guerres.

Seulement quatre ethnies ont laissé leurs empreintes : les Yorubas (ou Lucumis) originaires de la partie occidentale du Nigéria, les Congos (ou Paleros) provenant de la région proche de l’embouchure du fleuve Congo, les Abakwas (ou Nanigos) du sud du Nigéria, les Araràs du Bénin. La plupart de leurs modes de vie furent intégrés et acquirent leurs propres caractéristiques.

   

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