Raul Hernandez
04-04-2008
 

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Cours de timbales

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Raul Hernandez est né à La Havane en 1969. Il commence l’apprentissage de la musique dès l’âge de 12 ans :« Au départ, j’ai commencé par la danse. A 12 ans, j’ai fréquenté une association de danses folkloriques bulgares. La même année, j’ai passé un casting pour entrer dans un groupe d’enfants : « El grupo Menique », dirigé par Maria Alvarez Rios, une musicologue. Pendant quatre ans, avec « el grupo Menique », j’ai fait beaucoup de concerts et de spectacles mélangeant la poésie, le théâtre et la musique. Le groupe avait une retransmission hebdomadaire à la télévision cubaine le samedi en direct et possédait beaucoup de notoriété dans le pays. Je jouais le guijo et diverses percussions mineures. »

En 1984, il entre à l’Ecole Nationale d’Instruction d’Art Musical pour étudier la percussion et la batterie : « A 14 ans, je suis entré à la ENIA, ‘la Escuela de Instruction de Artes’, pour étudier la musique et plus particulièrement les percussions. Les études à la ENIA sont beaucoup centrées sur le répertoire classique, la musique folklorique, avec un regard sur les musiques populaires. A la ENIA j’ai découvert tout un univers musical qui m’a fasciné. Je me souviens d’une rencontre étonnante que j’ai faite dès mon arrivée. Je visitais l’école et je me suis dirigé vers un bâtiment car j’entendais venir, de cet endroit, le son des tambours. Plus je me rapprochais, plus je trouvais le jeu de percussion impressionnant. Je me disais qu’il devait y avoir là une Rumba ! Il faut savoir que la Rumba chez nous c’est plusieurs personnes qui chantent et dansent au son d’une énorme performance rythmique afro-cubaine, donc avec généralement plusieurs percussionnistes. Et quand je suis arrivé, un seul musicien jouait sur 5 congas ! Et il était roux avec des tâches de rousseur ! Ça m’a beaucoup motivé et influencé, et de 14 à 17 ans, dans cette école, j’ai travaillé avec obstination la batterie. Je séchais même certains cours pour avoir toujours plus de temps pour la batterie. S’en était presque pathologique. L'émulation était importante dans cette école, les élèves s'échangeaient leurs plans, un musicien de Rumba te montrait comment fonctionnait tel ou tel pattern, moi je lui montrais tel ou tel autre. Ce qui faisait que l'on se connaissait tous. On jouait beaucoup tous ensemble et on se lançait des défis de performance. Du coup, on bossait tous intensivement. Beaucoup de percussionnistes aussi talentueux que Anga Diaz, HoracioHernandez... sont sortis de cette école, c'était un vivier de musiciens. »

Lorsqu'il sort de l'école, Raùl a 18 ans et fait son service militaire dans l’orchestre de la Marine. Deux ans plus tard, il commence sa carrière de batteur professionnel. Il joue dans le groupe « Son del Barrio » et accompagne différents interprètes : Malena Burkes, Pancho Cespedes, sous la direction musicale de Demetrio Muniz. Il intègre le groupe « A tempo », part en tournée au Mexique, en France, en Espagne et participe à des festivals de jazz à la Jamaïque, à Barbados, à Panama, à Curaçao et à Londres : « A un concert d’A Tempo au Cabaret de La Havane, Joge Reyes, ex bassiste d'Arturo Sandoval, me propose de rejoindre sa formation de fusion latin jazz : 'Perspectiva'. Un grand défi pour moi, à 20 ans, que celui de jouer avec des musiciens aussi expérimentés que Hilario Duran, Jose Luis Chicoy, Thomas Alen, El Pichi, El chegui. Un grand défi car je prenais la place d’un batteur hors pair qui s’appelle Ernesto Simson, qui partait pour la Colombie. Nous avons participé à des Festivals de jazz en Jamaïque, à Barbados, Panama et nous avons fait une tournée en Europe. Nous avons joué avec Jane Brunett à Paris. Et quand on est allé à Londres, au Rony scott, j'ai découvert Betty Carter. J'ai été marqué par la simplicité et l'émotion qui se dégageait de son groupe. Ca m'a beaucoup touché et profondément remis en question, cela a modifié mon jeu en profondeur… »

De retour à Cuba, il fait des arrangements de cessions de percussion timba pour le groupe « Anacaona » et compose deux titres pour l’album « Como un milagro ». Il compose également deux titres pour le premier album de Bamboléo dont le célèbre « Te extrañare si supieras ». Puis Lazaro Valdes, un vieil ami pianiste et compositeur, lui propose de rejoindre la formation de Pachito Alonso avec laquelle il part en tournée en Europe. Il écrit le titre « La super-turistica » dans l’album « Pa' que se entere la Habana » de La Charanga Habanera : « A Cuba, il y a beaucoup de musiciens et beaucoup de compositeurs. J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir composer pour ces grands orchestres. C’était mon entourage de l’époque. »

Raul s’installe à Paris en 1999. Il accompagne le groupe P18 (groupe électro-afro-cubain dirigé par Thomas Darnal) et part en tournées en Europe, aux Etats Unis et en Chine. Il composera un titre pour l’album « Electropica ». Il va jouer aussi avec Paris Salsa all Stars, Viktor Lazlo, Julien Lourau, David Linx ou Marta Galarraga : « Etre en France a multiplié les partages, les rencontres, les voyages, la richesse musicale… »

En 2004, Raul élabore son projet musical « REHA », aux initiales de son propre nom. L’idée est d’écrire une musique inspirée de toutes les cultures approchées lors de ses tournées ou de ses rencontres personnelles. Sur la base des rythmes traditionels cubains, il compose un voyage sans frontières musicales, où se mêlent les genres les plus divers. Le Cha cha cha, la Timba et le Boléro rencontrent le Rock, le Jazz, le Flamenco, l’Afrique, le Brésil. De ce projet naît en 2007 un premier album « Sentimientos y Grietas », où l’on reconnaît dès les premières secondes de chaque titre la griffe du batteur, puisque chaque morceau commence par une rythmique différente, comme si l’on passait d’un pays à l’autre en quelques minutes, mais sur un fond de clave cubaine... « J’ai beaucoup joué et composé pour les autres. A un moment donné, je me suis dis qu’il fallait que je pense à mon projet personnel. A la fin d’une tournée avec P18, j’ai décidé de me concerter sur mon album. Ce projet est l’aboutissement de 25 ans de scène et de toutes les musiques que j’ai pu joué. Nous, on est issu d’un mélange, la musique cubaine c’est un mélange ! Comme nous on est issu d’un mélange, on continue à faire des mélanges ! Il y a beaucoup de genres différents à Cuba. Il y a beaucoup à faire ! Dans ce projet particulièrement, j’ai voulu approcher quelques genres en particulier : le chachacha, la guajira, el Son, la Havanera, la Rumba, la Macuta, la Comparsa, le Bolero, la Timba... Chaque genre que j’ai décidé de prendre (chacha, bolero…) je l’ai mélangé avec un genre international (hip hop, rock, jazz, blues). Beaucoup de musiciens très talentueux ont participé à ce projet. J’ai choisis ces musiciens parce que je pensais qu’ils pouvaient apporter une couleur particulière à la réalisation du projet. »

   

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cours de percu

Ecrit par: francois sardi () le 27-08-2008 21:37

cours de percu

Ecrit par: francois sardi le 27-08-2008 21:37

Bonjour, je cherche a contacter Raul car je voudrai prendre des cours de percussion. Mon mail: francois.sardi@yahoo.fr et mon tel: 06 65 62 59 45. Merci d'avance

 

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