Le cd "Codex 21" de Bwa Caïman est incontestablement une performance unique. Il comprend un seul morceau, sorte de "super oro seco" de 45 minutes, joué en une seule prise en enchaînant tous les toques, qui sont au nombre de… 78!!
L'ordre-même des toques et de leurs enchaînements a été mûrement pensé et leur classement constitue à lui seul un remarquable travail.
L'intérêt pédagogique de Codex 21 est évident. Où donc ailleurs (cherchez bien…), en un unique enregistrement fiable, trouverait-on semblable quantité (et qualité) musicale, si proche des sources authentiques de ces tambours? Pas même à Cuba. Le niveau de connaissance qu'ont les membres de Bwa Caïman est (très) solide, ils l'ont construit avec les plus grands bataleros havanais. Leurs sources sont donc multiples, les versions des toques parfois volontairement anciennes et inédites.
Dans ce 3ème album du groupe BWA CAÏMAN, "CODEX 21", les piliers sont depuis 1995 :
LUC "LUCCA" JÉROME
GUILLAUME DELALANDE et
OLIVIER CONGAR, musicien s'étant confronté depuis longtemps à la musique des tambours batá, puisqu'il jouait déjà en 1989 dans le groupe ILÚYENKORI de ROGER FIXY
Depuis 1999, Olivier Congar est également (en étroite collaboration avec l'organisme TREMPOLINO, à Nantes) à l'origine de nombreux stages à La Havane dans lesquels plus de cent cinquante musiciens français venus de tous les horizons ont pu faire leur premier séjour à Cuba, dans un cadre d'étude quasiment idéal et dans des conditions s'améliorant sans cesse.
Bwa Caïman démontre que les batá en France, près de 10 ans après la sortie du disque "Tambours Métis" d'Ilúyenkori, ne sont pas moribonds, mais qu'il existe bien une communauté de bataleros en France, renforcée il est vrai - et fort heureusement - aujourd'hui par de nombreux Cubains talentueux.