Cours de danse
05-04-2007
 

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Tous les cours sont destinés à des danseurs de niveaux moyen et avancé ayant des bases solides soit dans les danses afro ou salsa, soit dans les autres styles de danses (jazz, danse contemporaine). Les cours d’afro-haïtien, d'afro-cubain et de rumba sont accompagnés par des musiciens.


Salsa Suelta

La salsa suelta (salsa "sautée") est basée sur les pas en ligne tels qu'on peut les voir dans les concerts. A partir du pas de base, Nichito crée des variations qui enrichissent le vocabulaire du danseur et donnent une meilleure aisance rythmique. Ces pas peuvent ensuite être incorporés dans la danse de couple en créant des espaces plus libres et non basés sur les passes. La salsa suelta est l'équivalent cubaine des "shines" de la salsa new-yorkaise. Tout au long du cours, les figures deviennent plus élaborées et intègrent peu à peu des éléments empruntés au folklore afro-cubain, afrohaïtien, chancletas...

Afro-Haïtien

Le gagá est le tableau le plus expressif du genre afro-cubain. Compétitives et exubérantes par nature, ce sont des danses qui ont un côté érotique et qui utilisent des bandeaux de tissus de couleurs vives, des bâtons de feu et des machettes. Les danseurs y démontrent leur force et leur courage.

Le vodú vient des traditions spirituelles apportées par les esclaves haïtiens, arrivés en fuyant leur pays à la fin du XVIIIe siècle. Il se caractérise par des rythmes puissants et par la danse de transe. Le cours est accompagné par trois percussionnistes.

Reggaeton

Le mot reggaetón est un mot-valise, issu du mélange entre reggae et le mot espagnol maratón (marathon). D’autres soutiennent qu'il provient de Reggae et du mot anglais Town (ville).

Le reggaetón, également épelé reguetón en espagnol est un genre musical, né au début des années 2000. Chanté en espagnol, il dérive du ragga, avec des influences hip-hop et des rythmes de musique d'Amérique centrale et des Caraïbes. Elle fait danser la jeunesse urbaine de l'Amérique latine et des USA et plus timidement en Europe mis à part l'Espagne qui en est saturée.

La danse connue sous le nom de perreo est indissociable de la musique. Un couple se trémousse frénétiquement. Sur fond d’une musique syncopée, hachée mais terriblement rythmée, on entend des phrases répétées à l’infini du genre : « A ella le gusta la gasolina » (Le super, c’est ce qu’elle préfère) ou «Papi chulo, papi chulo, papi, papi, papi, papi chulo » (Beau mec). Dans le reggaeton, tout est simulation, euphémismes et allusions sexuelles plus ou moins subtiles ou osées. La danse, elle, du coup n’en est que plus technique et difficile...

Afro-Cubain

Directement issues des rituels de santerìa, les danses Yoruba sont les danses d'orichas (dieux) interprétées avec les symbolismes et les énergies qui sont propres à chaque oricha. Si une grande part est faite à l'improvisation notamment pour le danseur soliste, des règles précises et complexes régissent la danse.

Souvent les chorégraphies s'inspirent des nombreux patakines, contes relatant les aventures et les relations qu'entretiennent les orichas entre eux.

On distingue deux formes : tambours batas et bembé.
Avec les tambours batas, à chaque oricha est consacré un ensemble de rythmes ou toques et de chants, auquel correspond des pas précis ; dans le bembé un seul rythme est utilisé pour tous les orichas, le chant donnant l'indication des pas. Chaque oricha ayant une symbolique propre, on retrouvera dans la danse cette même symbolique que ce soit dans les pas ou le jeu théâtral.

Les danses d'orichas offrent ainsi de grandes possibilités d'expression mais aussi un travail du corps très précis.

On peut ainsi passer de la danse d'Oggun, très physique parfois violente, à la danse de Changò à la fois guerrière et sensuelle, de la danse d'Ochun tout en douceur et en sensualité ou celle de Yemayà, la mer qui passe du calme à la tempête...

 

Rumba

Issue des quartiers populaires de La Havane et de Matanzas au milieu du XVIIIe siècle, la rumba est synonyme de fête et de chronique sociale du solar. La rumba se divise en trois genres : la columbia, dans laquelle le danseur exprime ses aptitudes comme l'agilité, la force, l'intelligence ; le guaguanco, danse de couple qui s'articule autour du vacunao du danseur et des efforts de sa partenaire pour lui échapper et le yambu qui imite les mouvements des personnes âgées et rend ainsi hommage aux aînés.

Casino

On appelle Casino aujourd’hui la salsa cubaine, en partie pour différencier les styles entre salsa porto ricaine ou new yorkaise.

Il vient de la danse casino des années 1950 et prend ses racines dans le son cubain : très africain, « dans le sol », les gestes sont économisés -- on peut le danser dans des endroits bondés --, les passes épurées, il n'y a pas de jeux de jambes. Le couple se déplace essentiellement en décrivant des cercles successifs. C'est avant tout une danse de la rue, populaire, sociale. Il se danse normalement sur le temps.

La rueda de casino, une variante de ce style, consiste en des rondes de couples où un meneur annonce les passes à venir. Tous les danseurs effectuent ces passes en même temps, de sorte que les danseurs changent fréquemment de partenaire.

Au fur et à mesure le casino s’est développé en de nombreuses et complexes passes, la tradition afro cubaine ou la modernité du hip hop et du reggaeton s’y sont mêlés pour devenir à Cuba, la danse populaire par excellence.

   

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